Regarde ta jeunesse dans les yeux : genèse du hip hop en France…

Le livre paru en 2015 est le travail le plus abouti sur le sujet. Une véritable référence pour les passionnés de hip hop et ceux qui veulent creuser un peu l’histoire du mouvement. Une histoire forcément liée à Paris et sa banlieue.
[su_column size= »1/3″]LMDP_regarde_ta_jeunesse_dans_les_yeux_2[/su_column]
Voilà un ouvrage que beaucoup liront avec le cœur serré et les yeux qui brillent. Une nostalgie partagée par les quadras qui étaient sur les lieux de l’action mais aussi par des vingtenaires qui n’ont pas connus cette pré-histoire du rap mais qui ne sont pas moins avides de découvertes. D’autant plus que la rétromania de notre époque nous pousse à jeter un œil sur ce genre de documents !

Le titre Regarde ta jeunesse dans les yeux reprend les paroles d’une chanson de NTM. Mais il relate des épisodes bien antérieurs aux premiers morceaux du fameux binôme de Saint-Denis.
[su_row] [/su_row]
Le bouquin est incroyablement fourni et donne un maximum d’infos et d’anecdotes sur Paris et sa périphérie.

Lire la suite

Le Balajo : du musette à la salsa. Histoire d’un temple des nuits parisiennes

Si je devais choisir un lieu-mascotte des nuits parisiennes, je crois bien que j’opterais pour le Balajo.

L’établissement, ouvert en 1935, a vu passer plusieurs générations de noctambules et a traversé trois époques majeures du quartier de la bastille : l’époque accordéon-musette, l’époque où la rue de Lappe était devenue branchée et la période actuelle, où la rue de Lappe a perdu son étiquette « pointue » pour redevenir un univers populaire, non plus celui des titis de la bastoche mais celui d’un mélange bigarré d’étudiants et de jeunes des banlieues populaires.

Lire la suite

Que va devenir le plus petit bar de Paris ?

Le P’tit Bar de la rue Richard Lenoir est fermé depuis que la taulière de 92 ans est en convalescence. Enfin plus vraiment.

Le P’tit Bar était, on peut le dire, le bar le plus roots de Paname. 18 mètres carrés, des chats, des oiseaux en cage et quasiment que des verres sales. C’est pour cette raison qu’on prenait toujours des bières. De la Vedett en bouteille notamment. Le P’tit Bar était un véritable voyage dans le temps. Celui où les établissements minuscules subsistaient grâce à des charges plus faibles qu’aujourd’hui et grâce à la fréquentation assidue des troquets dans ces quartiers autrefois populaires. La dernière fois que je l’ai vue, madame Paulo avait 92 ans. Elle refusait toujours de se faire prendre en photo. Elle semblait contente de la renommée de son bar parmi les jeunes. Au delà des habitués, il y avait les clients qui venaient là sur les conseils de blogs spécialisés. On voyait des vieux de la vielle côtoyer des touristes australiens éberlués. Ce bar était plus qu’un simple rade. C’était un témoignage historique, une dose de Doisneau interactif. Et c’est pas tous les jours qu’on avait l’occasion de discuter avec une nonagénaire, une bouteille de roteuse à la main. Madame Paulo n’est plus de ce monde. Une petite affichette nous signalait qu’elle avait eu un accident de voiture « sans gravité ».

Lire la suite

wpChatIcon
wpChatIcon