Si je devais choisir un lieu-mascotte des nuits parisiennes, je crois bien que j’opterais pour le Balajo.
L’établissement, ouvert en 1935, a vu passer plusieurs générations de noctambules et a traversé trois époques majeures du quartier de la bastille : l’époque accordéon-musette, l’époque où la rue de Lappe était devenue branchée et la période actuelle, où la rue de Lappe a perdu son étiquette « pointue » pour redevenir un univers populaire, non plus celui des titis de la bastoche mais celui d’un mélange bigarré d’étudiants et de jeunes des banlieues populaires.
