Question rock, Paris n’est pas Londres. Ça ne veut pas dire qu’il ne s’y passe rien. Dans les années 60 le Paris rock se résumait au Golf Drouot au Gibus et au Bus Palladium. L’ère. Au début des années 80, le nombre de salles restait limité d’où l’explosion de la scène punk et chanson-rock dans les squats. Aujourd’hui l’éventail des lieux Rock s’est étoffé, sans pour autant atteindre la frénésie.
raphael
Contre Télérama de Eric Chauvier.
Reprendre les mots pour raconter la grande banlieue : le périurbain se rebiffe.
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Ce minuscule livre est né en réaction au dossier du célèbre hebdomadaire Télérama du 13 Février 2010 qui expliquait « Comment la France est devenue moche ».
L’auteur n’a pas choisi de pondre une diatribe anti-bobos, ce que le titre laissait présager. Il ne mentionne pas explicitement ceux qu’il conteste, à savoir la clique des journalistes parisiano-centrés.
En ouverture, Eric Chauvier explique son entreprise : reprendre les rennes, reprendre les mots, en somme donner sa vision de la grande banlieue où il vit. Une vision trop longtemps confisquée par des journalistes qui vivent au centre –ville.
L’amour existe, Maurice Pialat. 1960. 19min.
L’invention de Saint-Germain-des-Prés
Saint Germain-des-Près a t-il jamais existé ? S’agit-il d’un mythe créé de toutes pièces par des nostalgiques trop contents de relater leur jeunesse d’après-guerre ?
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L’historien Eric Dussault nous donne des éléments de réponse dans un ouvrage captivant et bien documenté puisqu’il émane d’un travail de thèse.
Le quartier Saint-Germain-des-Près doit sa célébrité à sa scène intellectuelle d’après guerre. Jean Paul Sartre et Simone de Beauvoir y avaient leur QG dans deux cafés qu’on ne présente plus : Le Flore et Les Deux Magots.
Mais l’aspect canaille, artiste, frondeur du quartier, ce sont les jeunes qui l’ont apporté, dans les caves de jazz. Au summum du mythe trône Le Tabou.
